EDITION Automne 1901

Guerre Russo-Turque : la course aux armements.

Le Tzar de Russie a conservé ses positions qui étaient compromises par les mouvements de la flotte turque au printemps. La petite mer Noire est le théâtre d'une impressionnante concentration de flottes. L'équilibre entre les deux belligérants ne pourra être modifié que par l'intervention des deux autres puissances : L'Autriche-Hongrie qui est restée neutre dans ce conflit et l'Italie qui va pouvoir intervenir maintenant que la prise de Tunis est assurée. Mais ces deux nations pourraient aussi s'entre déchirer suite à l'incident de frontière austro-italien de cette fin d'année. Si les puissances de la région se répartissent 2 contre 2, les soldats peuvent commencer à creuser des tranchées. L'autre possibilté est que le Tzar et le Sultan enterrent la hache de guerre et tentent une alliance qui serait moins cordiale...

Le président Sylvain face au choix de la nation.

La France étant une démocratie, les choix militaires de la France seront soumis au vote de la population. Le référendum organisé pour Noël pose les questions suivantes :

Souhaitez vous que la France attaque :

1. L'ennemi héréditaire de 1815 ?

2. L'ennemi héréditaire de 1870 ?

3 L'ennemi héréditaire de 1515 ?

4 Reste en paix.

Ne doutons pas qu'il y aura des pressions étrangères pour influencer le vote. L'option 1 a du plomb dans l'aile sans construction de flotte ; l'option 2 est la plus probable depuis les incidents en Belgique ; L'option 3 reste possible avec une armée à Marseille.

Le referendum français est l'indicateur de la situation encore confuse de la guerre à l'Ouest : Y-a-t-il accord anglo-russe en Scandinavie ? Quels sont les appuis nécessaire dont dispose l'Angleterre pour son action contre le Danemark ? Pourquoi la flotte de Hollande n'est pas intervenue ? Que s'est-il passé en Belgique ?

 

Que faire avec les armées Austro-Hongroise ?

C'est la question qui était posée en ce mois de décembre lors de la réunion du cabinet de crise dans la station thermale de Berchtesgaden où l'empereur soigne ses rhumatismes. Les succès dans les Balkans ont permis de mobiliser une armée importante mais les objectifs possibles de l'empire sont nombreux : aller au Nord pour aider/donner un coup de poignard dans le dos au Kaiser, allez à l'Ouest pour attaquer l'Italie, aller à l'Est déferler sur les plaines russes, aller au Sud pour liquider la Sultan. les états majors des pays voisins ont des soucis à se faire avant que les premiers mouvements autrichiens n'indiquent la cible choisie. Nul doute que le ministère des affaires étrangères de Vienne sera courtisé.

Quelle carte va jouer l'Allemagne ?

La guerre Anglo-allemande

Les écossais n'ont pas débarqué au Danemark mais le coup est tout de même rude pour l'Allemagne. Alors que le Kaiser était bien placé pour emporter 3 centres neutres, il n'en a pris qu'un seul. Sans doute la crainte de voir une Allemagne surpuissante a-t-elle effrayé les autres nations mais maintenant c'est la crainte d'une Allemagne affaiblie qui apparaît en Europe. Le Kaiser est entouré de nations aux puissantes armées (France, Russie, Autriche) et il faudra qu'il s'assure du soutien actif d'au moins l'un d'eux pour contrer toute action hostile conte lui.

 

 

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