Les villes et villages des Vosges

Venez découvrir l'histoire de nos villes et villages des Vosges.

avec Remiremont, Gérardmer, Ramonchamp, Vagney, Saulxures, Cornimont, Gerbépal, La Bresse

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  • Gérardmer

 


  • Ramonchamp

 L'actuel canton du Thillot est issu en grande partie du ban de Ramonchamp.

Un ban était la division administrative locale avant l'existence des communes.

On sait qu'en 1050, l'Abbaye de Remiremont "couvrait" 52 bans.

Le ban de Ramonchamp n'est nommé qu'au milieu du XIIème siècle. Il ne semble pas que son étendue ait varié au fil des siècles jusqu'à la Révolution. Il était composé des villages et hameaux suivants :

Bussang ; Saint Maurice ; Fresse ; Le Thillot ; Le Prey ; Demrupt ; Le Ménil ; La Mouline ; l'Etraye ; Ramonchamp ; l'Etat ; Les Mînes (hameau qui s'est formé à la fin du XVIème, avec l'entrée en exploitation des mines de cuivre)

 

La paroisse :

A son origine, le ban correspondait à la paroisse de Ramonchamp. Son église, reconstruite fin XVIIème, existait déjà au XIIème.

1650 St Maurice et Bussang sont indépendants.

Le ban de Ramonchamp a été rattaché administrativement à la Franche-Comté durant quelques années, de 1681 à 1704.
Le 16 juillet 1681, le Parlement de Besançon décrète le rattachement des bans de Longchamp et de Ramonchamp à la souveraineté de la Bourgogne.
Il s'est appuyé sur d'anciens comptes seigneuriaux de 1468 à 1519 qui faisaient apparaître le droit du Seigneur de Faucogney d'imposer les habitants de ces 2 bans.
L'Abbesse de Remiremont ne peut s'opposer à ce "coup de force". Des considérations politiques finissent par convaincre Louis XIV de restituer ce morceau de territoire au duché de Lorraine en 1704, par le Traité de Besançon (le 25 août 1704).
[Pour plus de détails, se reporter au livre d'Emmanuel Garnier: Terres de conquêtes, la forêt vosgienne sous l'ancien régime]


1735 Le Ménil, et Demrupt sont indépendants
1737 Fresse

C'est en 1855 seulement que Le Thillot devient paroisse et Chef-lieu de canton. cette commune et paroisse naquit en intrégrant au Thillot les secteurs des Mines, du Prey, de la Mouline, et partiellement de l'Etat.

A la révolution, Ferdrupt, avec Xoarupt et une partie de Rémanvillers, est rattaché à la commune de Rupt. Son émancipation (en commune) se fit en 1832.

 

Source :  http://pagesperso-orange.fr/nicolas.wintzer/

 


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Comme de nombreux bans du chapître de Remiremont, celui de Vagney existait déjà au XIIème siècle.

Son étendue en faisait un des plus importants du chapître.
Ses limites ont beaucoup fluctuées selon les périodes.
A l'ouest, le ban de Moulin a eu des limites élastiques, notamment pour la vallée de la Cleurie ; St Amé et le Syndicat ont été ballotés entre les 2 bans.
Le territoire du ban de Vagney a été jusqu'à intégrer une partie de Gérardmer.
La partie haute de la vallée, relativement éloignée de Vagney, s'est constituée en deux paroisses : Saulxures sur Moselotte et Cornimont.
La Bresse avait un statut particulier : les foresteries (forêts domaniales de l'époque) dépendant du Duc de Lorraine, et la taille de La Bresse lui évitant d'être englobée par une paroisse voisine, elle a pu disposer d'une certaine autonomie au fil des siècles.

Source :  http://pagesperso-orange.fr/nicolas.wintzer/

 

Les hameaux (en 1867) : Bouvacôte ; Crémanvillers ; Fontaine ; Zainvillers

Habitants :

Années

Habitants

1710

81

an XII

2280

1830

2735

1847

2692

1867

2153

Les cultures et industries (en 1867) : On y trouvait 1 tissage de coton (380 ouvriers), 1 filature de coton (820 ouvriers)

Registres et archives : Les archives anciennes datent de 1523 ; Les BMS commencent en 1592

 

Sources : Département des Vosges Léon Louis et Paul Chevreux,1889, (réédition Res Universis)

 


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Située dans une vallée, à 420 m d'altitude, Saulxures sur Moselotte est à 27 km de Remiremont.

Les anciens noms de la commune : Poirie ; Saussures (an II) ; Saulxures deviedra "sur Moselotte" par décret du 22 mai 1867.

Les hameaux (en 1867) : Amias ; Bâmont ; Beaudimont ; Droit de la Poirie ; Droit des Amias ; Envers de Bâmont ; Envers de la Poire ; Envers des Amias ; Envers des Graviers ; Graviers ; Médelle ; Rupt de Bâmont.

 

Habitants :

Années

Habitants

1710

an XII

2096

1830

2832

1847

3094

1867

3744

Les cultures et industries (en 1867) : Fabrication de fromages de géromé et de munster.

 


  • Cornimont

Cornimont.jpg

Extraits les plus intéressants se rapportant à Cornimont empruntés à l'Abbé Didier Laurent par Alphonse Didier

 

"Le nom de Xoulce" ne dit pas clairement du premier coup le sens que lui ont attribué les premiers habitants ou les premiers chasseurs qui ont pénétré dans cette gorge…

Il est fort probable que le teuton était la langue des chasseurs qui escortaient Charlemagne et ses descendants dans leur chasse à l'auroch et à l'ours. Il est certain d'autre part que le plus ancien abri construit dans cette vallée sauvage fut un gîte de chasse mentionné dans les anciens titres antérieurs au XVIème siècle parmi les droits domaniaux des Ducs de Lorraine sous le nom de retrait de bois; on sait que sont emplacement était au lieu-dit "à la Croix" au-dessus du Plain de Xoulce. Or maison se traduit en allemand Haus ou House qui est devenu avec la prononciation patoise Hhousse.

En outre cet abri fut probablement compris dans la location des chaumes tenues par les gens de Munster du XVIIIème au XIXème siècles, et pouvant servir aux troupeaux qui paissaient sur les répandises de Peterhutte et du Grand Ventron. Notez que ce terme de Ventron est le nom francisé de Winterhung qui signifie hivernage et rappelle aussi une création des tenanciers des chaumes.

Le nom de Xoulce rappellerait donc la maison primitive, l'abri qui fut élevé dans ces forêts ; Dieu sait quand. Cornimont n'ayant pas de centre, était déjà connu de Ferri III Duc de Lorraine en 1285 lorsqu'il parle de La Bresse, où il dispose de la moitié du fief, dit que ce village est situé de l'autre côté de Cornimont; donc ce nom est déjà bien antérieur à 1285.

En ce temps là, le cerf, le sanglier , l'ours étaient assez communs sur les deux versants des Vosges. En 1624, un habitant de Saulxures capture deux oursons, et après six semaines, les fait parvenir au Duc de Lorraine. En 1709, un solitaire fut tué dans les forêts de Bussang. 

En 1740 et 1755, deux autres furent tués dans le Boerenthal sous la Schlucht et le curé de Munster dans une chronique de 1755 affirmait qu'on avait abattu six ou sept ours dans les trente dernières années. En 1620, les nobles de Fougerolles, seigneurs de Cornimont, durent requérir des chasseurs pour déloger une famille d'ours qui s'était emparée des souterrains du château. Un peu plus tôt, en 1607, les habitants de Gérardmer avaient demandé au Duc de Lorraine le maintien de leurs anciens droits de chasse pour l'ours et le loup qui décimaient leurs troupeaux sur les hauts pâturages.

Dans les siècles antérieurs, l'auroch blessé par le chasseur était aussi redoutable avec ses deux cornes puissantes, farouche, impétueux à la course, doué d'une force fantastique, c'était même pour l'ours un ennemi redoutable.

Des bandes de loup à ces moments là étaient assez communes. Les chroniques ne nous donnent d'autres espèces d'oiseaux que celles d'aujourd'hui : l'autour, le milan, la buse, l'épervier et nos rivières étaient infestées de loutres. On trouve encore le passage de chasseurs d'auroch qui stationnaient dans les forteresses du Mont Habart (Saint-Mont) et au château Moselle au dessus de Bussang, allant d'une vallée à l'autre, franchissaient le Travexin qui est l'ancien nom du passage de Fenesse.

Après les difficultés qui surgirent entre le Duc Thierry et l'Abbaye de Remiremont, Cornimont et Xoulce appartinrent administrativement au Ban de Vagney.

La redevance substituée à celle des fromages était de trois sols et 9 écuelles, elle révèle le commencement de l'industrie de la vaisselle en bois de hêtre. L'ouvrier qui fabriquait cette vaisselle s'appelait le Vaxelaire, ou Vaisselaire, faiseur de vaisselle ou vaisseaux. Ce nom de Vaixel se prononçant en langue du pays Wouahhé, il est resté usité pour désigner le vaisseau de bois (cercueil) notre dernière demeure comme celui de l'ouvrier est devenu un nom de famille.

La foresterie du Ban de Vagney (terrain en essarts et forêts) avait son siège de justice à Vagney dans une maison qui s'appelait le Franc Chazeaux, mais ses sujets étaient répandus en différents endroits du ban, dans la vallée de Rochesson, et il est probable que ce furent ces forestiers qui formèrent à l'origine les seigneuries de La Bresse, Cornimont et Ventron, qui furent concédées ensuite à des familles nobles et puissantes. C'est cette division en essarts qui a donné lieu aux noms suivants Xard, Hiez.

On ne saurait déterminer l'époque de la formation de la seigneurie de Fougerolles par un membre ou allié de la famille de Faucogney; mais des documents rattachent, de temps immémorial, Cornimont et Xoulce à cette seigneurie dont la suzeraineté fut si souvent contestée entre les états du Conté de Bourgogne, du Duché de Lorraine et du Conté de Bar.

Aucun acte des aubises Lorrains ne rapporte comme pour La Bresse et divers points du Ban de Vagney, l'attribution à un seigneur du domaine de Cornimont. Retiré à l'Abbaye de Remiremont, on suppose que son annexion à cette seigneurie fut un fait acquis lorsque Ferri III donna en fief la moitié de La Bresse aux Hattstatt. En tout cas, dès le XIIème siècle, on constate qu'ils sont apparentés aux plus illustres et antiques familles de Lorraine, comme il convenait d'ailleurs à la puissante race des Faucogney.

Selon toute vraisemblance, il y avait des curés ou des chapelains à Saulxures depuis un assez long temps, quand le premier connu apparut dans un titre particulier en juillet 1312. A cette date, Ancel ou Anselme, curé de Saulxures, Cornimont et dépendances reconnut par un acte authentique que les dames du chapitre avaient les deux tiers des grosses et menues dîmes de sa paroisse, et lui, l'autre tiers; ce curé par testament fit don à l'église des héritages qu'il possédait dans les paroisses de Saint-Amé, Vagney et Saulxures, ce curé était donc originaire de la région.

 Les cultures y étaient déjà assez étendues, pour que le tiers des dîmes lui suffisent pour son entretien. Il n’était pas encore question de Ventron, ni de Xoulce, n’ayant encore ni église ni chapelle. Cornimont y avait déjà le titre d’annexe dès le XVIème siècle.

 Il s’en suivrait que la chapelle du Sauloy, dont nous savons qu’elle avait près de 200 ans, fut remplacée par une église en 1704. Saint-Prix patron de la paroisse de Saulxures passa sa jeunesse chez les bénédictins de Murbach et fit ensuite séjour à Saint-Amarin où son culte et celui de ses reliques furent pratiquées et c’est à Saint-Amarin qu’en 1684 le curé et les notables de Saulxures allaient chercher des reliques de Saint-Prix leur patron.

 En 1344, Conrad de Hattstadtt reconnut par lettre authentique, qu’il tenait du Duc Raoul 10 livrées de terre de fort, à réachapt de cent livres de fort, à prendre sur la pâture, les vaiches et les revenus de bois que le duc a entre Longemer et le pertuis d'Estage ( Haut de Bussang). Ce prêt englobait toutes nos hauteurs entre La Bresse et Ventron.

 A la même époque, Cornimont est énuméré avec le quart du château et de la seigneurerie de Fougerolles, dans une reprise d'hommage du 5 février 1344, Vuillaume de Fougerolles, dernier détenteur de ces fiefs, étant mort depuis un certain nombre d'années, laissant son fils Huguenin sous la tutelle de son frère Jean. Pour des raisons inconnues, le duc Raoul avait fait de la ville, du château, et des appartenances de Fougerolles, un gage hypothécaire d'un prêt de 400 livres à lui consenti par Jean de Gondreville, chevalier. Le tuteur de Huguenin avait la majorité de ce dernier, dégagea ses biens, devenu majeur, fit sa déclaration d'homme à la date précitée en comprenant Cornimont nommément dans cette reprise sur le territoire duquel se trouve l'emplacement de la chaume de Peterhutte, de celle d'Altenberg (vieille montagne) et d'une partie de celle du Grand Ventron.

 Reprenons la suite des Ordonnances : toutes les seigneureries doivent se rendre à l'appel, quand il y a cré aux armes, quelle que soit l'heure.Quand Monseigneur le Duc tient armée et commande en personne, le maire du grand ban doit fournir un char attelé de six bœufs ou de deux chevaux. L'Eglise paroisse de Vagney et celle de Saulxures doivent fournir chacune par moitié un char conduit par deux bouviers avec un charpentier muni d'une terière et d'une hache.

 Le maire doit à Monseigneur le Duc huit sergents conduits par lui ou par un remplaçant capable. Il y a cinq franc-sergents au compte de la mairie et trois de réserve au Ban – il n’est dû par chacun que cinq sols, une fois l’an onwayen (automne) dont moitié à Saint Pierre et l’autre au Duc – ils doivent porter la bannière en cas d’alerte ou de chevauchées (courtes expéditions pour un coup de main).

 Ceux de Cornimont doivent fournir un sergent pour la garde (la waite) au château d’Arches le pain au sac et en chevauchées. En plus, l’Eglise (paroisse) de Saulxures doit deux sergents au château d’Arches et quatre en chevauchée – si la convocation n’est pas pour Arches, les églises de Vagney et Saulxures ne sont pas tenues de fournir les sergents à la chevauchée.

 La foresterie de Rochesson en doit deux.

 Les dames Villame (probablement Ventron) en doivent un pour la chevauchée. Ventron faisait partie du domaine de quelques damesde la famille de Faucogney. A l’extinction de ce rameau, cette seigneurerie fut de retour à la Maison d’Esly ou d’Esley, elle même éteinte au XVème siècle pour passer à celle de Porcelets de Maillane.

 Les chars et les sergents vont jusqu’à Arches ou Bruyères aux frais du ban, au delà, c’est aux dépens de Monsieur le Duc.

 En police, le prévôt et Monsieur le Duc ou ses sergents ne peuvent prendre un sujet du ban en fait flagrant ou sur plainte déposée, mais le remettre à la Ière justice qu’ils rencontreront et qui le jugera avec les prudhommes selon le droit et son fait.

 Quand le souverain eut peu à peu réussi à faire subir sa suzeraineté exclusive dans les Hautes-Vosges en y créant des villes neuves, comme Gérardmer et La Bresse (dont la seigneurerie fut d’abord concédée aux nobles alsaciens de St Amarin et de Hattstadtt) ou des fiefs comme Cornimont et Ventron, laissés aux Faucogney et plus tard à différents titulaires, l’indivision fut une source de conflits qui se sont prolongés jusqu’à la Révolution française.

Si aux XIVème, Xvème et XVIème siècles, nous voyons trois gîtes de chaumes attribués plus tard au territoire de Cornimont, c’est que ces pâturages étaient éloignés de la zone d’actiondes marcaires Munstériens. Les amodiateurs des belles chaumes de La Bresse pourront faire entrer la Vieille-Montagne dans leur bail avec le Rottenbach ; les habitants de Ventron en feront autant pour le Grand Ventron cornimontais qui longe le pâturage ventronais. Et Peterhutte qui finira par ne plus être exploité redeviendra forêt.. Cet isolant de nos chaumes à ce moment-là, invitait des colonies de réfugiés fuyant le voisinage des centres et lieux fortifiés et cherchant une vie tranquille loin des passages de troupe.

lien : http://www.chez.com/chazelle/cornimo.htm

 


  • Gerbépal

 Pendant la dernière ère glacière, la vallée était occupée par le glacier de Martimpré. Lors du réchauffement climatique, le glacier donna naissance aux lacs de Retournemer, Longemer et Gérardmer. On peut voir encore la moraine qui barre la vallée de Gérardmer au "bout du Lac". Mais le glacier se prolongeait aussi depuis le col de Martimpré jusqu'au centre de Gerbépal .

Le fond des vallées vosgiennes est souvent marécageux et même sur les cols, l'eau à du mal à s'écouler : il se forme des étangs ou de marécages qu'on appelle "feignes" dans les Vosges. Le nom de Gerbépal vient sans doute du latin Palus (marécage). Les feux follets causés par les émanations de méthane dans ces marais à sans doute donné leur nom aux habitants de Gerbépal : les fortelets.

Gérardmer ,qui était un territoire de chasse à l'époque, n'avait pas d'église. Pour enterrer leurs morts, les habitants allaient à Gerbépal en passant par le "pont des fées" et par le col de Martimpré. Ce chemin était alors appelé le chemin du curé. On raconte qu'en hiver, lorsque le chemin était impraticable, les gerômois enveloppaient leurs morts dans un linceul de toile et les plaçaient sur leurs toits en attendant le dégel. En 1553, il purent enfin enterrer leurs morts à Gérardmer.

Le col de Martimpré était le siège d'un château ou résidait le comte de Martimpré. Le château a été détruit plusieurs fois et en particulier pendant la guerre de 30 ans pendant laquelle Gerbépal a été presque totalement détruite pas les troupes suédoises et françaises.

A leur avènement, les duchesses de lorraine recevaient un collier de perles de la Vologne. Ces perles étaient produites par des moules d'eau douces qu'on trouve dans la rivière et dans ses affluents comme le Neuné qui prend sa source à Gerbépal.

lien : http://perso.wanadoo.fr/gerbepal/

 


Extrait de l'important ouvrage écrit par Paul Didierlaurent, spécialiste d'histoire locale.

L'histoire de ce pays situé dans une des vallées les plus pittoresques de la montagne vosgienne est intéressant par la particularité qui la distingue des agglomérations voisines. Dans l’antiquité, il est possible que des populations itinérantes venues de l'Orient aient stationné dans les forêts inextricables de la région. Des preuves de la présence de peuplades venues de l'Est se trouve dans la survivance du dieu Bäal ouy Belhem, que l'on honorait en allumant de grands feux sur les sommets. Lesquels pour cette raison ont conservé le nom de ballon.

Il y a aussi la caractéristique des crânes de nombreuses personnes qui prouverait une origine préceltique.

Au début de notre ère les Romains qui créèrent un important réseaux de voies de communication dans la vallée de la Moselle et s'établirent à Remiremont ne laissèrent aucune trace dans la haute montagne qui n'était alors qu'un amas de ronces et de buissons. Dom Calmet a écrit que le nom de La Bresse venait du celtique Brixia qui aurait pu donner "Brousse" "Broussaille" et peut-être "Bresse". D'autre part il est plus logique d'accepter que le nom de La Bresse vienne de "l'embrasse" en raison que le lit de la Moselotte embrasse la montagne de Moyenmont, en patois "Lébresse".

Sous les Mérovingiens, ce pays devint un territoire de chasse fréquentée par les seigneurs Francs qui s'étaient installé à Champs le Duc et qui venaient dans la montagne pour y chasser la grosse bête telle: l’aurochs, les bisons, les ours, etc...

Au VIIème siècle les relations entre les monastères du Mont Habend (Remiremont) et Munster, passaient par La Bresse. Peu à peu, les gens vinrent s'établir sur le passage de ces moines. En même temps, on commençait à faire transhumer depuis Munster des bestiaux sur les sommets vosgiens. Par la suite, ces bestiaux descendirent hiverner de ce côté de la montagne, à Vohln (Vologne) à Vinterhung (Ventron) à Hauss (Xoulces). Puis, le défrichement commença tout au long de la Moselotte. Tandis que les marcaires établis à Vohln constituaient de belles prairies, d'autres marcaires venus du Sud défrichaient le sol en aval du Pays. Plus tard ces groupes prenant de plus en plus d'importance et se trouvant complètement délaissés ils durent créer eux-mêmes leur administration et leur justice qui se tinrent durant de longs siècles sur la place du Champtel (Champ du Tilleul). En même temps, il fut établi un lieu de culte commun à tous. Le "pouillé" du diocèse de Toul cite La Bresse comme paroisse en 1303. Ces organisations furent modifiées une première fois en 1285 lorsque les seigneurs de Hastatt obtinrent du Duc de Lorraine des droits sur une partie de La Bresse.

En 1446 La Bresse eut à souffrir de la guerre des "six deniers". Les soldats de la décapole de la vallée de Munster qui luttaient contre les Hastatt incendièrent le pays et emmenèrent les habitants en captivité. A la mort du dernier des Hastatt survenue en 1585, le Duc devint seul suzerain de La Bresse. La première décision qu'il prit concernât la localité fut de faire mettre en écrit la coutume bressaude qui auparavant se transmettait de mémoire de génération en génération. De plus le tribunal bressaud fut réduit en un tribunal de première instance dont le Duc se réservait la majeure partie des amendes infligées par le tribunal bressaud.

Pendant la guerre de trente ans, La Bresse fut à nouveau détruite. En 1635, les Suédois vinrent brûler la localité ou les Lorrains, défendant le château de Wildenstein, avaient établi un cantonnement. En dix ans la moitié de la population périt.

La paix revenue, La Bresse allait connaître de longues années d'une tranquillité relative durant lesquelles elle jouit d'un peu d'aisance et grâce à son administration particulière elle conserva une certaine indépendance.

Le duc Léopold dans une lettre patente datée de 1715 reconnaissait que : La Bresse était la seule commune des Vosges à avoir une coutume locale et particulière.

En 1750 l'Eglise étant devenue trop petite, l'évêque de Toul ordonna de la remplacer par un monument plus spacieux pour lequel les Bressauds durent faire un gros effort financier. Les relations avec l'Alsace étaient importantes, on échangeait des toiles, de la boissellerie, des produits laitiers contre des marchandises que les Bressauds ne pouvaient trouver chez eux. En 1680, une école fut ouverte. On peut constater qu'à partir de cette époque le niveau d'instruction des Bressauds fut en progression.

Lors de la Révolution, tous les privilèges bressauds furent abolis. Quand vint le recrutement des volontaires de 1793, 85 Bressauds rejoignirent les armées de la République. Très peu d'entre eux rentrèrent au pays; en fait les armées comprenaient plus d'une centaine de Bressauds qui périrent pendant les guerres de révolution et de l'empire.

Le 3 avril 1803, des immeubles dont l'Eglise furent incendiés. En cette circonstance, les Bressauds firent preuve d'un grand courage et de beaucoup d'initiative et d'intelligence en reconstruisant seuls, sans aucun secours de l'extérieur, leur Eglise et tous les immeuble détruits.

lien : http://perso.wanadoo.fr/marc.fulgoni/Histoire.htm

 


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